Jamboo (Faran) de l'Uttarakhand
Découvrez notre Jamboo (Faran), herbe séchée himalayenne, récoltée dans les montagnes de l'Uttarakhand en Inde. Arôme puissant d'oignon et d'ail, savoureux et terreux, idéal pour parfumer vos dals, kadhis et plats des cuisines Kumaoni et Garhwali.
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Jamboo (Faran) : l'herbe sacrée des cuisines himalayennes
Le Jamboo, également appelé Faran ou Jimbu selon les régions, est une herbe aromatique sauvage (Allium hookeri / Allium wallichii) récoltée à haute altitude dans les forêts et prairies de l'Uttarakhand. Utilisé depuis des siècles dans les cuisines Kumaoni et Garhwali, il constitue la base aromatique incontournable du tadka (tempérage) local. Nous sélectionnons des feuilles et tiges séchées de qualité premium auprès de producteurs cultivant sans pesticides, dans les montagnes himalayennes.
Pourquoi choisir les feuilles séchées ?
Sous forme séchée, le Jamboo libère un arôme exceptionnellement concentré d'oignon et d'ail lorsqu'il est chauffé dans l'huile ou le ghee. Contrairement aux oignons et à l'ail frais, il apporte une saveur plus douce, plus terrestre et moins piquante, caractéristique des plats montagnards du nord de l'Inde. Les feuilles séchées se conservent longtemps et sont prêtes à l'emploi directement dans la poêle de tempérage.
Utilisations culinaires :
- Tadka (tempérage) pour dals, lentilles et soupes de légumineuses
- Kadhi (curry de yaourt) à la mode Kumaoni et Garhwali
- Rajma (haricots rouges) et plats de légumineuses traditionnels
- Aloo (pommes de terre sautées) et légumes rôtis aux saveurs montagnardes
- Riz et khichdi parfumés à la mode himalayenne
- Chutneys et marinades aux notes alliacées douces et profondes
Origine et qualité :
Nous sélectionnons nos épices auprès de producteurs cultivant sans pesticides, pour vous garantir un produit naturel de qualité premium.
Pour tout savoir sur cette herbe himalayenne aussi appelée jimbu, consultez notre guide du jimbu.
Conservation :
Pour préserver tous ses arômes, conservez votre Jamboo dans un endroit sec, à l'abri de la lumière et de l'humidité, dans son emballage hermétique.
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Propriétés antimicrobiennes naturelles
Améliore la digestion et réduit les ballonnements
Soutient la santé cardiovasculaire
Riche en antioxydants protecteurs
Régule la pression artérielle
Renforce le système immunitaire
Effets anti-inflammatoires reconnus en médecine ayurvédique
Source de minéraux essentiels : fer, calcium et phosphore
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Sélection directe de petits producteurs Non Sans pesticides Oui Végétarien Oui Origine Uttarakhand, Inde Qualité Premium Type Feuilles séchées Profil gustatif Arôme puissant d'oignon et d'ail qui se développe à la chaleur, avec des notes savoureuses et terreuses typiques des herbes himalayennes sauvages.
Pour en savoir plus
Le jamboo (ou jimbu) appartient au genre Allium, celui de l'oignon, de l'ail et de la ciboulette, mais il ne s'agit ni de l'un ni de l'autre : c'est une espèce sauvage propre aux hautes vallées himalayennes, poussant à des altitudes où peu d'autres plantes aromatiques survivent. Deux espèces proches, Allium hypsistum et Allium przewalskianum, sont regroupées sous ce nom vernaculaire commun selon les régions.
Cette herbe est utilisée depuis longtemps dans les cuisines de montagne du Népal, notamment dans la région du Mustang, et des états himalayens indiens comme l'Uttarakhand, où on l'appelle localement « faran » dans certaines vallées du Kumaon. Contrairement aux épices originaires des plaines, le jamboo pousse dans des zones reculées et difficiles d'accès, ce qui en a longtemps fait une épice de cueillette plutôt que de culture, réservée aux populations locales.
Le saviez-vous ?
Le jamboo est presque toujours vendu et utilisé séché, mais contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le séchage qui concentre son parfum : il l'affaiblit au contraire nettement, le laissant presque en sommeil. C'est la friture rapide dans l'huile ou le ghee bien chaud, juste avant emploi, qui réactive et révèle pleinement son arôme. Une fois séché, il ressemble à de fines herbes brunes filandreuses, bien différentes de l'oignon ou de l'ail frais dont il partage pourtant la famille botanique.
Un remède de la pharmacopée populaire himalayenne
Au-delà de la cuisine, le jimbu occupe une place ancienne dans la médecine traditionnelle des hautes vallées du Haut Mustang et du centre-nord du Népal, où les familles s'en servent depuis des générations pour soigner les refroidissements, la toux et les maux d'estomac. Cet usage domestique, transmis oralement de génération en génération, précède largement toute étude scientifique formelle sur la plante.
Un poids économique disproportionné à sa taille
Dans le district du Mustang, au Népal, environ 90 % des foyers utilisent le jimbu dans leurs currys, soupes, pickles et plats de viande, un taux d'adoption remarquable pour une herbe presque inconnue hors de la région himalayenne. Une étude de terrain menée en 2004 dans le Haut Mustang a permis d'estimer la récolte annuelle de jimbu séché à environ 3 288 kg pour ce seul district, presque intégralement destinée à la vente plutôt qu'à la consommation domestique.
Ce chiffre, modeste en apparence, illustre bien le statut de culture « à haute valeur, faible volume » du jimbu dans l'économie rurale himalayenne : les spécialistes du commerce agricole népalais le classent parmi ces ressources récoltées en petite quantité mais vendues à un prix suffisant pour représenter une part significative des revenus de nombreux foyers de montagne, aux côtés d'autres produits de cueillette comme certains champignons ou plantes médicinales d'altitude.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nom latin | Allium hypsistum Stearn et Allium przewalskianum Regel (selon les régions) |
| Famille botanique | Amaryllidacées (sous-famille des Alliacées), la même famille que l'oignon, l'ail et la ciboulette |
| Nom local | Jimbu (népalais), Jamboo ou Faran (Uttarakhand, selon les vallées) |
| Partie utilisée | Tige et feuille séchées |
| Principales régions productrices | Hautes vallées himalayennes du Népal (dont le Mustang) et de l'Uttarakhand (région du Kumaon) |
Le jamboo pousse à l'état sauvage dans les prairies alpines et les pentes rocailleuses de haute altitude, souvent au-delà de 3 000 mètres, un environnement extrême qui limite fortement les possibilités de culture intensive. Cette rareté géographique explique pourquoi l'épice reste peu connue en dehors de sa région d'origine.
De la cueillette au séchage
- Récolté à la main en haute altitude durant les mois d'été, quand la plante est la plus développée
- Les tiges et feuilles sont coupées puis mises à sécher, traditionnellement à l'air libre ou au soleil
- Le séchage complet peut prendre plusieurs jours, la plante devant perdre presque toute son humidité
- Aucune autre transformation : l'herbe séchée est conservée telle quelle jusqu'à l'usage
Le saviez-vous ?
Les botanistes ne s'accordent pas toujours sur une espèce unique pour désigner le jimbu : selon la vallée et l'altitude de récolte, ce sont tantôt Allium hypsistum, tantôt Allium przewalskianum, deux ails sauvages himalayens proches, qui sont vendus sous ce même nom vernaculaire, une ambiguïté botanique assez fréquente pour les plantes de cueillette qui n'ont jamais fait l'objet d'une domestication agricole standardisée.
Séché, le jamboo dégage un parfum puissant, à mi-chemin entre l'oignon et la ciboulette, avec une pointe d'ail discrète en arrière-plan. Son arôme reste relativement neutre à froid, mais se transforme radicalement au contact de la chaleur.
Frit quelques instants dans du ghee ou de l'huile chaude, il développe un parfum plus riche, presque umami, et une légère amertume qui rappelle certaines herbes grillées. C'est cette étape de friture rapide, juste avant d'incorporer le reste des ingrédients, qui libère tout son potentiel aromatique.
En cuisine himalayenne
- Tempéré dans le ghee ou l'huile chaude pour parfumer les dals (lentilles) du Népal et de l'Uttarakhand
- Utilisé pour aromatiser les légumes de montagne, notamment les pousses de bambou et les préparations de pommes de terre
- Incorporé dans certains achars (pickles) et marinades traditionnelles
- Employé avec parcimonie, une petite pincée suffisant généralement à parfumer tout un plat
Le saviez-vous ?
Dans la cuisine népalaise, le jamboo est l'un des ingrédients qui distingue le plus nettement un dal « de montagne » d'un dal des plaines : son parfum d'allium séché, impossible à reproduire avec de l'oignon ou de l'ail frais, est immédiatement reconnaissable pour qui connaît la cuisine himalayenne.
Le dal, son terrain de prédilection
Dans le reste du Népal, hors des régions où on l'associe aux currys et pickles de montagne, le jimbu sert avant tout à parfumer le dal (lentilles), de la même manière que l'asafoetida ailleurs en Inde : quelques brins secs jetés dans l'huile ou le ghee chaud avant d'y verser les lentilles cuites, pour un parfum d'oignon et d'ail discret mais persistant.
Un ingrédient de la cuisine de rue et des restaurants népalais
Au-delà des cuisines familiales de montagne, le jimbu a gagné les restaurants népalais des grandes villes et de la diaspora, où il sert souvent de signature discrète à un dal-bhat qui se veut authentique : quelques cuisiniers y voient un marqueur de qualité, capable de distinguer un plat préparé selon la tradition d'une version standardisée à l'oignon frais, moins coûteuse mais aromatiquement plus plate.
Comme de nombreuses plantes du genre Allium, le jamboo est traditionnellement associé dans les cuisines de montagne à des vertus digestives et réchauffantes, un usage empirique bien antérieur à toute étude scientifique formelle sur cette espèce spécifique.
Ce que l'on sait
- Composés soufrés : comme l'ail et l'oignon, le genre Allium produit des composés aromatiques soufrés, à l'origine de son parfum caractéristique et vraisemblablement de certaines de ses propriétés traditionnelles
- Usage traditionnel : utilisé localement pour réchauffer l'organisme en climat froid et accompagner la digestion des plats de lentilles, riches en fibres
- Remède familial : dans le Haut Mustang et le centre-nord du Népal, le jimbu est aussi utilisé en dehors de la cuisine, en décoction ou en préparation simple, pour soulager les refroidissements, la toux et les maux de ventre
- Recherche : les études scientifiques spécifiques à Allium hypsistum et Allium przewalskianum restent rares, cette épice n'ayant fait l'objet que de peu de travaux comparés aux espèces d'Allium plus répandues comme l'ail ou l'oignon
Précautions d'usage
Consommé en quantités culinaires normales, le jamboo est utilisé sans problème connu par les populations himalayennes qui le cuisinent depuis longtemps. En l'absence de données scientifiques spécifiques abondantes, il est recommandé de s'en tenir à un usage culinaire traditionnel, en petite quantité, et de ne pas se substituer à un avis médical pour les usages plus anciens de type remède familial.
Critères de qualité
- Couleur : brun-vert à brun foncé, sans traces de moisissure
- Odeur : parfum d'allium net, entre oignon et ciboulette séchés
- Texture : tiges et feuilles filandreuses, bien sèches et cassantes
Conseils de conservation
- Dans un contenant hermétique, à l'abri de la lumière et de l'humidité
- Durée de vie : environ 1 à 2 ans, l'herbe séchée perdant progressivement son parfum
- Émiettez légèrement les tiges avant de les faire revenir dans le ghee ou l'huile chaude, pour une diffusion aromatique optimale
- Achetez en petite quantité si possible : le jimbu étant récolté une fois par an en haute saison, un lot ancien aura perdu une partie de son parfum par rapport à une récolte récente
Le jamboo est-il de l'oignon séché ?
Non, même s'il appartient au même genre botanique (Allium). Le jamboo (Allium hypsistum ou przewalskianum selon les régions) est une espèce sauvage himalayenne à part entière, distincte de l'oignon cultivé (Allium cepa), avec un parfum plus proche de la ciboulette et de l'ail.
Comment utiliser le jamboo en cuisine ?
Il se fait revenir quelques instants dans du ghee ou de l'huile chaude avant d'incorporer le reste des ingrédients, une étape indispensable pour développer pleinement son parfum. Une petite pincée suffit généralement à parfumer un plat entier.
Pourquoi le jamboo est-il une épice rare ?
Il pousse uniquement à l'état sauvage, en haute altitude dans les hautes vallées himalayennes du Népal et de l'Uttarakhand, souvent au-delà de 3 000 mètres. Cette localisation géographique extrême limite fortement les volumes récoltés : une étude de 2004 estimait la récolte annuelle du seul Haut Mustang à environ 3 288 kg séchés.
Le jamboo (jimbu) et le jakhiya sont-ils la même épice ?
Non, ce sont deux épices himalayennes distinctes, parfois évoquées ensemble car toutes deux régionales et peu connues hors de leur zone d'origine. Le jamboo est une herbe séchée de la famille de l'oignon, tandis que le jakhiya est une graine de tempérage d'une plante totalement différente, apparentée aux câpriers.
Peut-on remplacer le jamboo par de l'oignon ou de l'ail frais ?
Le résultat ne sera pas identique : le séchage concentre des composés aromatiques propres au jamboo, absents de l'oignon ou de l'ail frais. Pour une note approchante, de la ciboulette séchée peut dépanner, sans reproduire exactement son parfum caractéristique.
Le jamboo est-il une épice répandue dans toute l'Inde ?
Non, c'est justement sa rareté qui en fait une curiosité : le jamboo (jimbu) ne pousse qu'en haute altitude dans l'Himalaya, essentiellement au Népal (district du Mustang, où 90 % des foyers l'utilisent) et dans les régions montagneuses de l'Uttarakhand comme le Kumaon. Il reste pratiquement inconnu ailleurs dans le sous-continent.
Le jamboo a-t-il un usage en dehors de la cuisine ?
Oui, dans le Haut Mustang et le centre-nord du Népal, il est aussi utilisé de longue date comme remède familial contre les refroidissements, la toux et les maux d'estomac, en dehors de tout cadre culinaire, un usage traditionnel transmis oralement, jamais validé par une étude clinique spécifique à ce jour.
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Le jamboo (ou jimbu) appartient au genre Allium, celui de l'oignon, de l'ail et de la ciboulette, mais il ne s'agit ni de l'un ni de l'autre : c'est une espèce sauvage propre aux hautes vallées himalayennes, poussant à des altitudes où peu d'autres plantes aromatiques survivent. Deux espèces proches, Allium hypsistum et Allium przewalskianum, sont regroupées sous ce nom vernaculaire commun selon les régions.
Cette herbe est utilisée depuis longtemps dans les cuisines de montagne du Népal, notamment dans la région du Mustang, et des états himalayens indiens comme l'Uttarakhand, où on l'appelle localement « faran » dans certaines vallées du Kumaon. Contrairement aux épices originaires des plaines, le jamboo pousse dans des zones reculées et difficiles d'accès, ce qui en a longtemps fait une épice de cueillette plutôt que de culture, réservée aux populations locales.
Le saviez-vous ?
Le jamboo est presque toujours vendu et utilisé séché, mais contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le séchage qui concentre son parfum : il l'affaiblit au contraire nettement, le laissant presque en sommeil. C'est la friture rapide dans l'huile ou le ghee bien chaud, juste avant emploi, qui réactive et révèle pleinement son arôme. Une fois séché, il ressemble à de fines herbes brunes filandreuses, bien différentes de l'oignon ou de l'ail frais dont il partage pourtant la famille botanique.
Un remède de la pharmacopée populaire himalayenne
Au-delà de la cuisine, le jimbu occupe une place ancienne dans la médecine traditionnelle des hautes vallées du Haut Mustang et du centre-nord du Népal, où les familles s'en servent depuis des générations pour soigner les refroidissements, la toux et les maux d'estomac. Cet usage domestique, transmis oralement de génération en génération, précède largement toute étude scientifique formelle sur la plante.
Un poids économique disproportionné à sa taille
Dans le district du Mustang, au Népal, environ 90 % des foyers utilisent le jimbu dans leurs currys, soupes, pickles et plats de viande, un taux d'adoption remarquable pour une herbe presque inconnue hors de la région himalayenne. Une étude de terrain menée en 2004 dans le Haut Mustang a permis d'estimer la récolte annuelle de jimbu séché à environ 3 288 kg pour ce seul district, presque intégralement destinée à la vente plutôt qu'à la consommation domestique.
Ce chiffre, modeste en apparence, illustre bien le statut de culture « à haute valeur, faible volume » du jimbu dans l'économie rurale himalayenne : les spécialistes du commerce agricole népalais le classent parmi ces ressources récoltées en petite quantité mais vendues à un prix suffisant pour représenter une part significative des revenus de nombreux foyers de montagne, aux côtés d'autres produits de cueillette comme certains champignons ou plantes médicinales d'altitude.
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Caractéristique Détail Nom latin Allium hypsistum Stearn et Allium przewalskianum Regel (selon les régions) Famille botanique Amaryllidacées (sous-famille des Alliacées), la même famille que l'oignon, l'ail et la ciboulette Nom local Jimbu (népalais), Jamboo ou Faran (Uttarakhand, selon les vallées) Partie utilisée Tige et feuille séchées Principales régions productrices Hautes vallées himalayennes du Népal (dont le Mustang) et de l'Uttarakhand (région du Kumaon) Le jamboo pousse à l'état sauvage dans les prairies alpines et les pentes rocailleuses de haute altitude, souvent au-delà de 3 000 mètres, un environnement extrême qui limite fortement les possibilités de culture intensive. Cette rareté géographique explique pourquoi l'épice reste peu connue en dehors de sa région d'origine.
De la cueillette au séchage
- Récolté à la main en haute altitude durant les mois d'été, quand la plante est la plus développée
- Les tiges et feuilles sont coupées puis mises à sécher, traditionnellement à l'air libre ou au soleil
- Le séchage complet peut prendre plusieurs jours, la plante devant perdre presque toute son humidité
- Aucune autre transformation : l'herbe séchée est conservée telle quelle jusqu'à l'usage
Le saviez-vous ?
Les botanistes ne s'accordent pas toujours sur une espèce unique pour désigner le jimbu : selon la vallée et l'altitude de récolte, ce sont tantôt Allium hypsistum, tantôt Allium przewalskianum, deux ails sauvages himalayens proches, qui sont vendus sous ce même nom vernaculaire, une ambiguïté botanique assez fréquente pour les plantes de cueillette qui n'ont jamais fait l'objet d'une domestication agricole standardisée.
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Séché, le jamboo dégage un parfum puissant, à mi-chemin entre l'oignon et la ciboulette, avec une pointe d'ail discrète en arrière-plan. Son arôme reste relativement neutre à froid, mais se transforme radicalement au contact de la chaleur.
Frit quelques instants dans du ghee ou de l'huile chaude, il développe un parfum plus riche, presque umami, et une légère amertume qui rappelle certaines herbes grillées. C'est cette étape de friture rapide, juste avant d'incorporer le reste des ingrédients, qui libère tout son potentiel aromatique.
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En cuisine himalayenne
- Tempéré dans le ghee ou l'huile chaude pour parfumer les dals (lentilles) du Népal et de l'Uttarakhand
- Utilisé pour aromatiser les légumes de montagne, notamment les pousses de bambou et les préparations de pommes de terre
- Incorporé dans certains achars (pickles) et marinades traditionnelles
- Employé avec parcimonie, une petite pincée suffisant généralement à parfumer tout un plat
Le saviez-vous ?
Dans la cuisine népalaise, le jamboo est l'un des ingrédients qui distingue le plus nettement un dal « de montagne » d'un dal des plaines : son parfum d'allium séché, impossible à reproduire avec de l'oignon ou de l'ail frais, est immédiatement reconnaissable pour qui connaît la cuisine himalayenne.
Le dal, son terrain de prédilection
Dans le reste du Népal, hors des régions où on l'associe aux currys et pickles de montagne, le jimbu sert avant tout à parfumer le dal (lentilles), de la même manière que l'asafoetida ailleurs en Inde : quelques brins secs jetés dans l'huile ou le ghee chaud avant d'y verser les lentilles cuites, pour un parfum d'oignon et d'ail discret mais persistant.
Un ingrédient de la cuisine de rue et des restaurants népalais
Au-delà des cuisines familiales de montagne, le jimbu a gagné les restaurants népalais des grandes villes et de la diaspora, où il sert souvent de signature discrète à un dal-bhat qui se veut authentique : quelques cuisiniers y voient un marqueur de qualité, capable de distinguer un plat préparé selon la tradition d'une version standardisée à l'oignon frais, moins coûteuse mais aromatiquement plus plate.
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Comme de nombreuses plantes du genre Allium, le jamboo est traditionnellement associé dans les cuisines de montagne à des vertus digestives et réchauffantes, un usage empirique bien antérieur à toute étude scientifique formelle sur cette espèce spécifique.
Ce que l'on sait
- Composés soufrés : comme l'ail et l'oignon, le genre Allium produit des composés aromatiques soufrés, à l'origine de son parfum caractéristique et vraisemblablement de certaines de ses propriétés traditionnelles
- Usage traditionnel : utilisé localement pour réchauffer l'organisme en climat froid et accompagner la digestion des plats de lentilles, riches en fibres
- Remède familial : dans le Haut Mustang et le centre-nord du Népal, le jimbu est aussi utilisé en dehors de la cuisine, en décoction ou en préparation simple, pour soulager les refroidissements, la toux et les maux de ventre
- Recherche : les études scientifiques spécifiques à Allium hypsistum et Allium przewalskianum restent rares, cette épice n'ayant fait l'objet que de peu de travaux comparés aux espèces d'Allium plus répandues comme l'ail ou l'oignon
Précautions d'usage
Consommé en quantités culinaires normales, le jamboo est utilisé sans problème connu par les populations himalayennes qui le cuisinent depuis longtemps. En l'absence de données scientifiques spécifiques abondantes, il est recommandé de s'en tenir à un usage culinaire traditionnel, en petite quantité, et de ne pas se substituer à un avis médical pour les usages plus anciens de type remède familial.
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Critères de qualité
- Couleur : brun-vert à brun foncé, sans traces de moisissure
- Odeur : parfum d'allium net, entre oignon et ciboulette séchés
- Texture : tiges et feuilles filandreuses, bien sèches et cassantes
Conseils de conservation
- Dans un contenant hermétique, à l'abri de la lumière et de l'humidité
- Durée de vie : environ 1 à 2 ans, l'herbe séchée perdant progressivement son parfum
- Émiettez légèrement les tiges avant de les faire revenir dans le ghee ou l'huile chaude, pour une diffusion aromatique optimale
- Achetez en petite quantité si possible : le jimbu étant récolté une fois par an en haute saison, un lot ancien aura perdu une partie de son parfum par rapport à une récolte récente
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Le jamboo est-il de l'oignon séché ?
Non, même s'il appartient au même genre botanique (Allium). Le jamboo (Allium hypsistum ou przewalskianum selon les régions) est une espèce sauvage himalayenne à part entière, distincte de l'oignon cultivé (Allium cepa), avec un parfum plus proche de la ciboulette et de l'ail.
Comment utiliser le jamboo en cuisine ?
Il se fait revenir quelques instants dans du ghee ou de l'huile chaude avant d'incorporer le reste des ingrédients, une étape indispensable pour développer pleinement son parfum. Une petite pincée suffit généralement à parfumer un plat entier.
Pourquoi le jamboo est-il une épice rare ?
Il pousse uniquement à l'état sauvage, en haute altitude dans les hautes vallées himalayennes du Népal et de l'Uttarakhand, souvent au-delà de 3 000 mètres. Cette localisation géographique extrême limite fortement les volumes récoltés : une étude de 2004 estimait la récolte annuelle du seul Haut Mustang à environ 3 288 kg séchés.
Le jamboo (jimbu) et le jakhiya sont-ils la même épice ?
Non, ce sont deux épices himalayennes distinctes, parfois évoquées ensemble car toutes deux régionales et peu connues hors de leur zone d'origine. Le jamboo est une herbe séchée de la famille de l'oignon, tandis que le jakhiya est une graine de tempérage d'une plante totalement différente, apparentée aux câpriers.
Peut-on remplacer le jamboo par de l'oignon ou de l'ail frais ?
Le résultat ne sera pas identique : le séchage concentre des composés aromatiques propres au jamboo, absents de l'oignon ou de l'ail frais. Pour une note approchante, de la ciboulette séchée peut dépanner, sans reproduire exactement son parfum caractéristique.
Le jamboo est-il une épice répandue dans toute l'Inde ?
Non, c'est justement sa rareté qui en fait une curiosité : le jamboo (jimbu) ne pousse qu'en haute altitude dans l'Himalaya, essentiellement au Népal (district du Mustang, où 90 % des foyers l'utilisent) et dans les régions montagneuses de l'Uttarakhand comme le Kumaon. Il reste pratiquement inconnu ailleurs dans le sous-continent.
Le jamboo a-t-il un usage en dehors de la cuisine ?
Oui, dans le Haut Mustang et le centre-nord du Népal, il est aussi utilisé de longue date comme remède familial contre les refroidissements, la toux et les maux d'estomac, en dehors de tout cadre culinaire, un usage traditionnel transmis oralement, jamais validé par une étude clinique spécifique à ce jour.
Pourquoi choisir Jamboo (Faran) de l'Uttarakhand de La Table Indienne ?
Fraîcheur et qualité exceptionnelles
Nos épices sont importées directement d'Inde et conditionnées à la demande pour garantir une fraîcheur optimale. Contrairement aux épices vendues en grande surface qui peuvent rester des mois sur les étagères, nous veillons à ce que chaque épice conserve toute sa saveur et son arôme.
Authenticité et traçabilité
Chaque épice provient de régions spécifiques en Inde réputées pour leur savoir-faire. Nous travaillons directement avec des producteurs locaux qui cultivent leurs épices de manière traditionnelle, sans pesticides ni produits chimiques.
Comment bien utiliser cette épice ?
Pour révéler tous les arômes, nous recommandons de faire légèrement griller les épices entières à sec dans une poêle avant de les moudre. Conservez-les dans un endroit sec et à l'abri de la lumière pour préserver leur fraîcheur le plus longtemps possible.
Le saviez-vous ?
Les épices entières sont bien meilleures que les épices moulues
Consultez notre article de blog pour découvrir pourquoi les épices entières conservent mieux leurs arômes.
Questions & Réponses
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