Table Indienne
Descubre nuestras semillas de perilla (shiso), un ingrediente emblemático de la cocina asiática con notas herbáceas, mentoladas y un ligero toque a anís.
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Excepcionalmente rico en omega-3 ALA de origen vegetal
Propiedades antiinflamatorias naturales
Rico en antioxidantes protectores (ácido rosmarínico)
Apoya la salud de la piel gracias a los ácidos grasos esenciales
Buena fuente de hierro y calcio
Favorece la salud digestiva gracias a su riqueza en fibra
Fuente natural de vitamina E
Refuerza el sistema inmunitario
Información nutricional por cada 100 g
| Componente nutricional | Por cada 100 g |
|---|---|
| Energía | 2 200 kJ / 517 kcal |
| Grasas | ~ 43 g |
| de los cuales, ácidos grasos saturados | ~ 4 g |
| Hidratos de carbono | ~ 12 g |
| de los cuales azúcares | ~ 1 g |
| Fibras alimentarias | ~ 20 g |
| Proteínas | ~ 20 g |
| En este | ~ 10 mg |
| Proveedor certificado orgánico | Sí |
| Sin pesticidas | Sí |
| Vegetariano | Sí |
| Origen | Inde |
| Calidad | Premium |
| Tipo | Graines sechees |
| Perfil de sabor | Herbace, legerement menthe avec des notes d'anis et de basilic. Une touche de noisette se revele apres torrefaction legere. |
| Composición | 100% graines de perilla (Perilla frutescens) |
La pérille est l'une des plus anciennes plantes cultivées d'Asie orientale, et son histoire se déploie sur trois grandes civilisations — chinoise, japonaise et coréenne — qui en ont chacune fait un usage distinct et profondément ancré dans leur culture. Peu de plantes peuvent se prévaloir d'avoir été simultanément une herbe médicinale de premier plan, un oléagineux essentiel, un condiment quotidien, un combustible d'éclairage et même un imperméabilisant, le tout sur plus de deux millénaires. L'histoire de la pérille est celle d'une polyvalence végétale sans équivalent.
Les premières traces documentées de la pérille remontent à la Chine ancienne, il y a plus de 2 000 ans. Le Shennong Bencao Jing (Classique de la matière médicale du Divin Laboureur), rédigé entre le Ier et le IIe siècle de notre ère mais compilant des savoirs oraux bien plus anciens, mentionne déjà la pérille (紫苏, zi su) parmi les plantes médicinales de première catégorie — celles qui « nourrissent la vie » sans effet toxique, que l'on peut consommer quotidiennement sans danger. La pérille y est décrite comme une plante qui « dissipe le froid, fait circuler le qi, calme la nausée et harmonise le milieu » (l'estomac et la rate en médecine traditionnelle chinoise). C'est une prescription qui témoigne d'une observation clinique fine, confirmée des siècles plus tard par la science moderne.
C'est cependant dans le monumental Bencao Gangmu (Compendium de matière médicale), l'encyclopédie du médecin Li Shizhen publiée en 1596 sous la dynastie Ming, que la pérille reçoit son traitement le plus exhaustif. Li Shizhen — considéré comme le plus grand naturaliste de la Chine impériale — y consacre plusieurs pages détaillées, décrivant avec une précision remarquable les usages des feuilles, des tiges et des graines. Il distingue trois préparations distinctes : les feuilles (zi su ye) contre les refroidissements, la fièvre et les nausées ; les tiges (zi su geng) contre les douleurs abdominales et la sensation d'oppression thoracique ; et les graines (zi su zi) contre la toux grasse, la constipation et l'asthme. Cette triple utilisation — feuille, tige, graine — est unique dans la pharmacopée chinoise et témoigne de la polyvalence exceptionnelle de cette plante que les Chinois ont su exploiter avec une ingéniosité remarquable.
Au-delà de la médecine, les Chinois utilisaient aussi l'huile de pérille comme vernis imperméabilisant pour les parapluies en papier huilé, les ombrelles et même certains vêtements de pluie. L'huile siccative de pérille, qui durcit au contact de l'air, formait un film protecteur souple et résistant — un usage technique qui complétait ses applications alimentaires et médicinales.
L'introduction de la pérille au Japon est ancienne mais sa datation précise fait débat parmi les historiens. La plante était certainement cultivée à l'époque Heian (794-1185), où elle apparaît dans des textes de cuisine et de médecine sous le nom de shiso (紫蘇) — dérivé du chinois zi su. Certains historiens avancent une introduction dès le VIIIe siècle, à la faveur des échanges culturels, diplomatiques et religieux intenses entre le Japon et la Chine de la brillante dynastie Tang. Le bouddhisme, en particulier, a joué un rôle majeur dans la transmission des savoirs botaniques et médicinaux entre les deux pays.
Au Japon, la pérille a évolué en deux variétés distinctes aux usages nettement différenciés, qui coexistent dans la cuisine et la culture japonaises. Le shiso vert (aojiso, 青紫蘇) est devenu l'herbe aromatique par excellence de la gastronomie japonaise : il accompagne le sashimi sur l'assiette (servant à la fois de garniture et d'antiseptique naturel contre les bactéries du poisson cru), les sushi, les tempura et les salades. Son parfum frais, à la fois mentholé et anisé, est indissociable de la cuisine japonaise fine. Le shiso rouge (akajiso, 赤紫蘇), quant à lui, est réservé à des préparations spécifiques d'une importance culturelle majeure, notamment la fabrication des umeboshi — ces prunes salées fermentées qui constituent un pilier de l'alimentation japonaise traditionnelle depuis plus d'un millénaire.
Le saviez-vous ?
Au Japon, les feuilles de shiso rouge (akajiso) donnent leur couleur rose-rouge caractéristique aux umeboshi (prunes marinées). Sans le shiso rouge, les umeboshi resteraient brunes et ternes. C'est l'anthocyanine présente dans les feuilles de shiso rouge qui, en réagissant avec l'acide citrique de la prune dans un milieu salé, crée cette teinte rose-rouge emblématique. Cette transformation chimique naturelle — un véritable tour de force biochimique — est pratiquée au Japon depuis le Xe siècle au moins.
Les graines de pérille, appelées egoma (荏胡麻) au Japon, ont connu un usage ancien et important comme oléagineux. Avant l'introduction de l'huile de colza au XVIIe siècle, l'huile d'egoma était l'une des principales huiles utilisées au Japon — non seulement en cuisine mais aussi pour l'éclairage des lampes à huile dans les temples bouddhistes et les maisons, et comme composant de laques et vernis imperméabilisants pour les boiseries. Le déclin de l'egoma au profit du colza et du soja a été progressif au cours de la période Edo (1603-1868), mais un renouveau d'intérêt spectaculaire se manifeste depuis les années 2000, porté par la découverte scientifique de sa richesse exceptionnelle en acides gras oméga-3.
C'est en Corée que la pérille occupe peut-être la place la plus importante et la plus intime dans le quotidien alimentaire. Connue sous le nom de deulkkae (들깨), elle fait partie intégrante de la culture culinaire coréenne depuis des siècles, au point qu'il est véritablement impossible d'imaginer la cuisine coréenne sans elle. Si le sésame est l'épice de la finition, la pérille est l'épice du fondement — celle qui donne aux plats coréens leur texture veloutée et leur profondeur caractéristique.
L'huile de pérille (deulgireum, 들기름) était l'huile de cuisson traditionnelle de la Corée bien avant l'arrivée de l'huile de sésame et de l'huile de soja dans l'usage courant. Son arôme herbacé et noisetté est si profondément ancré dans le palais coréen qu'il est souvent considéré comme le « goût de la maison » — l'équivalent émotionnel et gustatif de l'huile d'olive pour un Méditerranéen ou du beurre pour un Français. Aujourd'hui encore, dans de nombreux foyers coréens traditionnels, un repas sans un filet d'huile de pérille sur le riz blanc ou les légumes vapeur semble incomplet et orphelin.
Les feuilles de pérille (kkaennip, 깻잎) sont tout aussi centrales dans le quotidien culinaire coréen. Plus grandes et au parfum plus prononcé que le shiso japonais, elles sont utilisées comme ssam (feuille d'enveloppement pour la viande grillée au barbecue coréen — un geste rituel du repas convivial), marinées dans la sauce soja comme banchan (accompagnement servi à chaque repas), et incorporées dans des préparations de kimchi spécifiques. Quant aux graines, torréfiées puis broyées en poudre fine (deulkkae garu, 들깨가루), elles constituent un condiment indispensable de la cuisine coréenne, utilisé dans les soupes, les nouilles, les sauces d'assaisonnement et les namul (légumes sauvages ou cultivés assaisonnés).
Le saviez-vous ?
En Corée, l'huile de pérille servait autrefois de combustible pour les lampes à huile traditionnelles. Avant l'électrification des campagnes coréennes au XXe siècle, c'était la même huile qui éclairait les maisons le soir et parfumait le repas du matin. Ce double usage — alimentaire et utilitaire — explique pourquoi la culture de la pérille était si répandue dans les campagnes coréennes : chaque foyer cultivait son propre carré de deulkkae, comme un Provençal cultive son olivier.
Au Vietnam, la pérille est connue sous le nom de tía tô et occupe une place de choix dans la cuisine quotidienne. Elle accompagne traditionnellement les rouleaux de printemps, les nems, le phở et les soupes de nouilles. Les feuilles de tía tô, souvent servies dans les assiettes d'herbes fraîches (rau sống) qui accompagnent systématiquement les repas vietnamiens, apportent une note herbacée et légèrement mentholée qui équilibre les saveurs riches et profondes des bouillons longuement mijotés et des viandes. Le Vietnam a développé sa propre tradition d'utilisation de la pérille, distincte des traditions chinoise, japonaise et coréenne, témoignant de la remarquable adaptabilité de cette plante aux palais les plus divers.
En Inde, la pérille est cultivée dans les régions du nord-est (Meghalaya, Nagaland, Manipur, Mizoram) et dans les contreforts de l'Himalaya. Les populations locales l'utilisent depuis longtemps comme oléagineux, condiment et plante médicinale. L'huile de pérille est particulièrement appréciée dans la cuisine des peuples Naga et Mizo, où elle joue un rôle comparable à celui qu'elle tient en Corée — un condiment identitaire et quotidien.
L'Occident a longtemps ignoré la pérille, cette plante restant cantonnée aux épiceries asiatiques et aux jardins de la diaspora. Ce n'est qu'à la fin du XXe siècle, avec l'essor des recherches sur les acides gras oméga-3 d'origine végétale, que les scientifiques occidentaux ont « découvert » ce que les Asiatiques savaient intuitivement depuis des millénaires : les graines de pérille contiennent la plus forte concentration d'acide alpha-linolénique (ALA) de toutes les sources végétales connues, avec 54 à 64 % de leur huile sous forme d'oméga-3 — davantage que le lin (53 %) et le chia. Cette découverte a déclenché un engouement pour la pérille dans les milieux de la nutrition et du « superaliment », et la plante commence à être cultivée expérimentalement en Europe et en Amérique du Nord.
| Langue | Nom |
|---|---|
| Français | Pérille, Shiso |
| Japonais | Shiso (紫蘇) pour la plante, Egoma (荏胡麻) pour les graines |
| Coréen | Deulkkae (들깨) pour les graines, Kkaennip (깻잎) pour les feuilles |
| Chinois | Zi su (紫苏), Su zi (苏子) pour les graines |
| Vietnamien | Tía tô |
| Hindi | Bhanjira |
| Anglais | Perilla seeds, Shiso seeds, Beefsteak plant seeds |
| Latin botanique | Perilla frutescens (L.) Britton |
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nom latin | Perilla frutescens (L.) Britton |
| Famille botanique | Lamiacées (Lamiaceae) — même famille que le basilic, la menthe et le romarin |
| Variétés principales | var. frutescens (graines/huile) et var. crispa (shiso japonais, feuilles aromatiques) |
| Partie utilisée | Graines (akènes) de 1 à 2 mm de diamètre |
| Teneur en huile | 35 à 45 % du poids de la graine |
| Oméga-3 ALA | 54 à 64 % de l'huile — record mondial végétal |
| Composés aromatiques | Périllaldéhyde, limonène, linalol, bêta-caryophyllène |
| Cycle de culture | Annuel — semis au printemps, récolte en automne (90 à 120 jours) |
| Récolte | Septembre à novembre |
Perilla frutescens est une plante herbacée annuelle de la famille des Lamiacées, la grande famille des plantes aromatiques qui comprend le basilic, la menthe, le romarin, la sauge, le thym et l'origan. La plante atteint 60 à 100 cm de hauteur, avec des tiges quadrangulaires caractéristiques de sa famille botanique (un signe distinctif que partagent toutes les Lamiacées), et des feuilles opposées, ovales et dentées, qui peuvent être vertes ou pourpres selon la variété — deux couleurs, deux usages, deux identités culinaires.
Il existe deux variétés botaniques principales de Perilla frutescens, aux usages nettement distincts :
La pérille est une plante remarquablement adaptable qui prospère dans une gamme étendue de climats et de sols. C'est cette adaptabilité qui explique sa diffusion réussie à travers tout le continent asiatique, des latitudes tempérées fraîches du nord du Japon (Hokkaido) aux zones tropicales humides du nord-est de l'Inde et de l'Asie du Sud-Est.
Les conditions optimales de culture sont les suivantes :
En Inde, nos fournisseurs certifiés biologiques cultivent la pérille dans les régions au climat chaud et humide, où la plante bénéficie de conditions naturellement idéales. Les sols volcaniques riches en minéraux des contreforts himalayens et du nord-est indien confèrent aux graines un profil nutritionnel particulièrement riche et complet. La culture est majoritairement extensive, sur de petites exploitations familiales, avec peu ou pas d'intrants chimiques — une agriculture qui s'inscrit naturellement dans une démarche biologique respectueuse des écosystèmes.
La récolte des graines de pérille s'effectue entre septembre et novembre, lorsque les épis floraux ont bruni et que les graines sont parfaitement matures. Le timing de la récolte est critique : trop tôt, les graines sont immatures et pauvres en huile ; trop tard, les capsules s'ouvrent spontanément et les graines tombent au sol et sont perdues — un phénomène de déhiscence que la pérille partage avec le sésame et qui représente un défi agronomique permanent pour les cultivateurs.
Après la récolte, les tiges sont séchées au soleil puis battues pour en extraire les graines. Celles-ci sont ensuite vannées, triées soigneusement et séchées à basse température pour préserver leur teneur en oméga-3 et en composés aromatiques volatils. Les oméga-3 ALA sont des acides gras polyinsaturés particulièrement sensibles à l'oxydation et à la chaleur — un séchage trop agressif ou un stockage inadéquat peut dégrader significativement leur précieuse valeur nutritionnelle.
Le saviez-vous ?
La pérille est une plante de jours courts : sa floraison est déclenchée lorsque la durée du jour descend en dessous d'un seuil critique (environ 14 heures). C'est pourquoi, sous les latitudes tempérées, elle fleurit naturellement en fin d'été, quand les jours raccourcissent. Si vous la cultivez sous éclairage artificiel continu, elle ne fleurira jamais et restera indéfiniment en phase végétative — un détail qui fascine les botanistes et qui explique pourquoi la pérille est si bien synchronisée avec le cycle des saisons en Asie.
Les graines de pérille offrent un profil aromatique complexe et fascinant, à la croisée de plusieurs univers gustatifs. Leur saveur est un mélange unique d'herbes fraîches, d'épices douces et de notes terreuses profondes qui les distingue radicalement de toutes les autres graines aromatiques — ni le sésame, ni le lin, ni le chia ne possèdent cette complexité herbacée.
| Note aromatique | Description |
|---|---|
| Note de tête | Herbacée, légèrement mentholée, fraîche — rappelant la menthe et le basilic, signature caractéristique de la famille des Lamiacées |
| Note de cœur | Anisée, rappelant le shiso et le basilic thaï, légèrement camphrée — due au périllaldéhyde, le composé aromatique dominant et signature |
| Note de fond | Noisettée (amplifiée considérablement par la torréfaction), terreuse, légèrement citronnée — une profondeur qui se révèle à la mastication |
| En bouche | Texture agréablement croquante, saveur herbacée-noisettée, persistance aromatique moyenne, finale propre et nette sans amertume résiduelle |
Crues, les graines de pérille ont une saveur herbacée et légèrement mentholée, avec des nuances délicates de basilic, de menthe fraîche et d'anis. C'est un profil subtil et discret, suffisamment doux pour être utilisé généreusement sans risque de dominer un plat. Torréfiées, elles subissent une transformation aromatique spectaculaire : les notes de noisette et de sésame grillé explosent en premier plan, tout en conservant une complexité herbacée sous-jacente qui les distingue nettement du sésame pur. C'est sous cette forme torréfiée que les Coréens les apprécient le plus — la torréfaction est quasi systématique dans la cuisine coréenne et constitue une étape que les cuisiniers considèrent comme indispensable.
Le composé aromatique dominant des graines de pérille est le périllaldéhyde, un aldéhyde monoterpénique que l'on ne trouve pratiquement dans aucune autre épice courante. C'est lui qui confère à la pérille sa signature olfactive unique — ce parfum herbacé-citronné-mentholé qu'il est absolument impossible de confondre avec une autre plante. Le périllaldéhyde est également responsable des propriétés antimicrobiennes de la pérille, ce qui explique son usage traditionnel comme accompagnement du poisson cru au Japon — un rôle sanitaire autant que gustatif.
Conseil du chef
Pour sublimer les graines de pérille, torréfiez-les à sec dans une poêle chaude pendant 2 à 3 minutes en remuant constamment, jusqu'à ce qu'elles émettent un parfum de noisette prononcé et commencent à crépiter légèrement. Écrasez-les ensuite grossièrement au mortier ou au moulin pour libérer leur arôme et leurs huiles. Cette technique, appelée deulkkae garu en coréen, est la base de dizaines de sauces et d'assaisonnements traditionnels. Attention : ne torréfiez pas à feu trop vif — les oméga-3 sont sensibles à la chaleur excessive. Un feu moyen et un temps court préservent à la fois l'arôme et les précieux bienfaits nutritionnels.
Les graines de pérille sont un ingrédient polyvalent qui s'intègre aussi bien dans les cuisines asiatiques traditionnelles que dans des préparations contemporaines et occidentales. Leur profil aromatique unique — entre noisette, herbe fraîche et anis — en fait un condiment de choix pour rehausser salades, riz, soupes, pâtisseries et bien davantage encore.
Astuce pratique
Pour préparer votre propre deulkkae garu maison (poudre de pérille coréenne), torréfiez les graines à sec dans une poêle à feu moyen pendant 2-3 minutes, puis laissez refroidir complètement. Broyez ensuite au moulin à épices par impulsions courtes — vous cherchez une poudre grossière, pas une farine. Conservez dans un petit bocal hermétique au réfrigérateur : la poudre reste fraîche et parfumée pendant 2 à 3 semaines. Saupoudrez sur les soupes, les nouilles, le riz, les salades — c'est un exhausteur de goût naturel d'une efficacité remarquable.
Les graines de pérille sont un véritable concentré de nutriments d'une densité exceptionnelle. Leur profil nutritionnel — dominé par une teneur record mondiale en oméga-3 végétaux — en fait un aliment dont les bienfaits sont documentés par une littérature scientifique de plus en plus abondante et solide.
| Composant | Teneur |
|---|---|
| Oméga-3 ALA | ~2,5 g (54 à 64 % de l'huile) |
| Protéines | ~2 g |
| Lipides totaux | ~4 g (dont majorité de polyinsaturés) |
| Fibres | ~2 g |
| Acide rosmarinique | Quantité significative (antioxydant majeur) |
| Minéraux | Fer, calcium, magnésium, zinc, potassium |
| Vitamines | E, K, niacine (B3) |
| Calories | ~50 kcal |
Précautions d'usage
Les graines de pérille sont généralement très bien tolérées par la grande majorité des personnes. Les personnes sous traitement anticoagulant doivent toutefois consulter leur médecin en raison de la forte teneur en oméga-3, qui possèdent un léger effet anticoagulant naturel. Les personnes allergiques aux plantes de la famille des Lamiacées (menthe, basilic, romarin) peuvent théoriquement présenter une sensibilité croisée, bien que les cas documentés soient rares.
La perilla (Perilla frutescens) est le nom botanique de la plante. Le shiso est le nom japonais qui designe plus specifiquement la variete crispa, cultivee principalement pour ses feuilles aromatiques. Les graines de perilla proviennent generalement de la variete frutescens, plus riche en huile et en omega-3. Les deux varietes appartiennent a la meme espece.
Les graines de perilla contiennent 54 a 64% d'ALA (omega-3) dans leur huile, une proportion comparable voire superieure au lin. Leur avantage est leur profil aromatique plus agreable et leur polyvalence culinaire. Les deux sont d'excellentes sources d'omega-3 vegetaux et peuvent se complementer dans l'alimentation.
Ce n'est pas obligatoire, mais la torrefiaction revele des aromes de noisette intenses qui subliment les preparations. Crues, elles ont un gout plus herbace et delicat. En Coree, les graines sont presque toujours torrefiees puis broyees en poudre (deulkkae garu) avant utilisation. A vous de choisir selon vos preferences et la recette.
Absolument ! Les graines de perilla, entieres ou broyees, s'integrent tres bien dans les pains, muffins, cookies et crackers. Leur gout de noisette et leurs notes herbacees apportent une originalite interessante. Elles peuvent remplacer partiellement les graines de sesame ou de pavot dans la plupart des recettes.
Non, les graines de perilla sont naturellement sans gluten. Elles conviennent parfaitement aux personnes intolérantes ou sensibles au gluten.
La pérille est l'une des plus anciennes plantes cultivées d'Asie orientale, et son histoire se déploie sur trois grandes civilisations — chinoise, japonaise et coréenne — qui en ont chacune fait un usage distinct et profondément ancré dans leur culture. Peu de plantes peuvent se prévaloir d'avoir été simultanément une herbe médicinale de premier plan, un oléagineux essentiel, un condiment quotidien, un combustible d'éclairage et même un imperméabilisant, le tout sur plus de deux millénaires. L'histoire de la pérille est celle d'une polyvalence végétale sans équivalent.
Les premières traces documentées de la pérille remontent à la Chine ancienne, il y a plus de 2 000 ans. Le Shennong Bencao Jing (Classique de la matière médicale du Divin Laboureur), rédigé entre le Ier et le IIe siècle de notre ère mais compilant des savoirs oraux bien plus anciens, mentionne déjà la pérille (紫苏, zi su) parmi les plantes médicinales de première catégorie — celles qui « nourrissent la vie » sans effet toxique, que l'on peut consommer quotidiennement sans danger. La pérille y est décrite comme une plante qui « dissipe le froid, fait circuler le qi, calme la nausée et harmonise le milieu » (l'estomac et la rate en médecine traditionnelle chinoise). C'est une prescription qui témoigne d'une observation clinique fine, confirmée des siècles plus tard par la science moderne.
C'est cependant dans le monumental Bencao Gangmu (Compendium de matière médicale), l'encyclopédie du médecin Li Shizhen publiée en 1596 sous la dynastie Ming, que la pérille reçoit son traitement le plus exhaustif. Li Shizhen — considéré comme le plus grand naturaliste de la Chine impériale — y consacre plusieurs pages détaillées, décrivant avec une précision remarquable les usages des feuilles, des tiges et des graines. Il distingue trois préparations distinctes : les feuilles (zi su ye) contre les refroidissements, la fièvre et les nausées ; les tiges (zi su geng) contre les douleurs abdominales et la sensation d'oppression thoracique ; et les graines (zi su zi) contre la toux grasse, la constipation et l'asthme. Cette triple utilisation — feuille, tige, graine — est unique dans la pharmacopée chinoise et témoigne de la polyvalence exceptionnelle de cette plante que les Chinois ont su exploiter avec une ingéniosité remarquable.
Au-delà de la médecine, les Chinois utilisaient aussi l'huile de pérille comme vernis imperméabilisant pour les parapluies en papier huilé, les ombrelles et même certains vêtements de pluie. L'huile siccative de pérille, qui durcit au contact de l'air, formait un film protecteur souple et résistant — un usage technique qui complétait ses applications alimentaires et médicinales.
L'introduction de la pérille au Japon est ancienne mais sa datation précise fait débat parmi les historiens. La plante était certainement cultivée à l'époque Heian (794-1185), où elle apparaît dans des textes de cuisine et de médecine sous le nom de shiso (紫蘇) — dérivé du chinois zi su. Certains historiens avancent une introduction dès le VIIIe siècle, à la faveur des échanges culturels, diplomatiques et religieux intenses entre le Japon et la Chine de la brillante dynastie Tang. Le bouddhisme, en particulier, a joué un rôle majeur dans la transmission des savoirs botaniques et médicinaux entre les deux pays.
Au Japon, la pérille a évolué en deux variétés distinctes aux usages nettement différenciés, qui coexistent dans la cuisine et la culture japonaises. Le shiso vert (aojiso, 青紫蘇) est devenu l'herbe aromatique par excellence de la gastronomie japonaise : il accompagne le sashimi sur l'assiette (servant à la fois de garniture et d'antiseptique naturel contre les bactéries du poisson cru), les sushi, les tempura et les salades. Son parfum frais, à la fois mentholé et anisé, est indissociable de la cuisine japonaise fine. Le shiso rouge (akajiso, 赤紫蘇), quant à lui, est réservé à des préparations spécifiques d'une importance culturelle majeure, notamment la fabrication des umeboshi — ces prunes salées fermentées qui constituent un pilier de l'alimentation japonaise traditionnelle depuis plus d'un millénaire.
Le saviez-vous ?
Au Japon, les feuilles de shiso rouge (akajiso) donnent leur couleur rose-rouge caractéristique aux umeboshi (prunes marinées). Sans le shiso rouge, les umeboshi resteraient brunes et ternes. C'est l'anthocyanine présente dans les feuilles de shiso rouge qui, en réagissant avec l'acide citrique de la prune dans un milieu salé, crée cette teinte rose-rouge emblématique. Cette transformation chimique naturelle — un véritable tour de force biochimique — est pratiquée au Japon depuis le Xe siècle au moins.
Les graines de pérille, appelées egoma (荏胡麻) au Japon, ont connu un usage ancien et important comme oléagineux. Avant l'introduction de l'huile de colza au XVIIe siècle, l'huile d'egoma était l'une des principales huiles utilisées au Japon — non seulement en cuisine mais aussi pour l'éclairage des lampes à huile dans les temples bouddhistes et les maisons, et comme composant de laques et vernis imperméabilisants pour les boiseries. Le déclin de l'egoma au profit du colza et du soja a été progressif au cours de la période Edo (1603-1868), mais un renouveau d'intérêt spectaculaire se manifeste depuis les années 2000, porté par la découverte scientifique de sa richesse exceptionnelle en acides gras oméga-3.
C'est en Corée que la pérille occupe peut-être la place la plus importante et la plus intime dans le quotidien alimentaire. Connue sous le nom de deulkkae (들깨), elle fait partie intégrante de la culture culinaire coréenne depuis des siècles, au point qu'il est véritablement impossible d'imaginer la cuisine coréenne sans elle. Si le sésame est l'épice de la finition, la pérille est l'épice du fondement — celle qui donne aux plats coréens leur texture veloutée et leur profondeur caractéristique.
L'huile de pérille (deulgireum, 들기름) était l'huile de cuisson traditionnelle de la Corée bien avant l'arrivée de l'huile de sésame et de l'huile de soja dans l'usage courant. Son arôme herbacé et noisetté est si profondément ancré dans le palais coréen qu'il est souvent considéré comme le « goût de la maison » — l'équivalent émotionnel et gustatif de l'huile d'olive pour un Méditerranéen ou du beurre pour un Français. Aujourd'hui encore, dans de nombreux foyers coréens traditionnels, un repas sans un filet d'huile de pérille sur le riz blanc ou les légumes vapeur semble incomplet et orphelin.
Les feuilles de pérille (kkaennip, 깻잎) sont tout aussi centrales dans le quotidien culinaire coréen. Plus grandes et au parfum plus prononcé que le shiso japonais, elles sont utilisées comme ssam (feuille d'enveloppement pour la viande grillée au barbecue coréen — un geste rituel du repas convivial), marinées dans la sauce soja comme banchan (accompagnement servi à chaque repas), et incorporées dans des préparations de kimchi spécifiques. Quant aux graines, torréfiées puis broyées en poudre fine (deulkkae garu, 들깨가루), elles constituent un condiment indispensable de la cuisine coréenne, utilisé dans les soupes, les nouilles, les sauces d'assaisonnement et les namul (légumes sauvages ou cultivés assaisonnés).
Le saviez-vous ?
En Corée, l'huile de pérille servait autrefois de combustible pour les lampes à huile traditionnelles. Avant l'électrification des campagnes coréennes au XXe siècle, c'était la même huile qui éclairait les maisons le soir et parfumait le repas du matin. Ce double usage — alimentaire et utilitaire — explique pourquoi la culture de la pérille était si répandue dans les campagnes coréennes : chaque foyer cultivait son propre carré de deulkkae, comme un Provençal cultive son olivier.
Au Vietnam, la pérille est connue sous le nom de tía tô et occupe une place de choix dans la cuisine quotidienne. Elle accompagne traditionnellement les rouleaux de printemps, les nems, le phở et les soupes de nouilles. Les feuilles de tía tô, souvent servies dans les assiettes d'herbes fraîches (rau sống) qui accompagnent systématiquement les repas vietnamiens, apportent une note herbacée et légèrement mentholée qui équilibre les saveurs riches et profondes des bouillons longuement mijotés et des viandes. Le Vietnam a développé sa propre tradition d'utilisation de la pérille, distincte des traditions chinoise, japonaise et coréenne, témoignant de la remarquable adaptabilité de cette plante aux palais les plus divers.
En Inde, la pérille est cultivée dans les régions du nord-est (Meghalaya, Nagaland, Manipur, Mizoram) et dans les contreforts de l'Himalaya. Les populations locales l'utilisent depuis longtemps comme oléagineux, condiment et plante médicinale. L'huile de pérille est particulièrement appréciée dans la cuisine des peuples Naga et Mizo, où elle joue un rôle comparable à celui qu'elle tient en Corée — un condiment identitaire et quotidien.
L'Occident a longtemps ignoré la pérille, cette plante restant cantonnée aux épiceries asiatiques et aux jardins de la diaspora. Ce n'est qu'à la fin du XXe siècle, avec l'essor des recherches sur les acides gras oméga-3 d'origine végétale, que les scientifiques occidentaux ont « découvert » ce que les Asiatiques savaient intuitivement depuis des millénaires : les graines de pérille contiennent la plus forte concentration d'acide alpha-linolénique (ALA) de toutes les sources végétales connues, avec 54 à 64 % de leur huile sous forme d'oméga-3 — davantage que le lin (53 %) et le chia. Cette découverte a déclenché un engouement pour la pérille dans les milieux de la nutrition et du « superaliment », et la plante commence à être cultivée expérimentalement en Europe et en Amérique du Nord.
| Langue | Nom |
|---|---|
| Français | Pérille, Shiso |
| Japonais | Shiso (紫蘇) pour la plante, Egoma (荏胡麻) pour les graines |
| Coréen | Deulkkae (들깨) pour les graines, Kkaennip (깻잎) pour les feuilles |
| Chinois | Zi su (紫苏), Su zi (苏子) pour les graines |
| Vietnamien | Tía tô |
| Hindi | Bhanjira |
| Anglais | Perilla seeds, Shiso seeds, Beefsteak plant seeds |
| Latin botanique | Perilla frutescens (L.) Britton |
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nom latin | Perilla frutescens (L.) Britton |
| Famille botanique | Lamiacées (Lamiaceae) — même famille que le basilic, la menthe et le romarin |
| Variétés principales | var. frutescens (graines/huile) et var. crispa (shiso japonais, feuilles aromatiques) |
| Partie utilisée | Graines (akènes) de 1 à 2 mm de diamètre |
| Teneur en huile | 35 à 45 % du poids de la graine |
| Oméga-3 ALA | 54 à 64 % de l'huile — record mondial végétal |
| Composés aromatiques | Périllaldéhyde, limonène, linalol, bêta-caryophyllène |
| Cycle de culture | Annuel — semis au printemps, récolte en automne (90 à 120 jours) |
| Récolte | Septembre à novembre |
Perilla frutescens est une plante herbacée annuelle de la famille des Lamiacées, la grande famille des plantes aromatiques qui comprend le basilic, la menthe, le romarin, la sauge, le thym et l'origan. La plante atteint 60 à 100 cm de hauteur, avec des tiges quadrangulaires caractéristiques de sa famille botanique (un signe distinctif que partagent toutes les Lamiacées), et des feuilles opposées, ovales et dentées, qui peuvent être vertes ou pourpres selon la variété — deux couleurs, deux usages, deux identités culinaires.
Il existe deux variétés botaniques principales de Perilla frutescens, aux usages nettement distincts :
La pérille est une plante remarquablement adaptable qui prospère dans une gamme étendue de climats et de sols. C'est cette adaptabilité qui explique sa diffusion réussie à travers tout le continent asiatique, des latitudes tempérées fraîches du nord du Japon (Hokkaido) aux zones tropicales humides du nord-est de l'Inde et de l'Asie du Sud-Est.
Les conditions optimales de culture sont les suivantes :
En Inde, nos fournisseurs certifiés biologiques cultivent la pérille dans les régions au climat chaud et humide, où la plante bénéficie de conditions naturellement idéales. Les sols volcaniques riches en minéraux des contreforts himalayens et du nord-est indien confèrent aux graines un profil nutritionnel particulièrement riche et complet. La culture est majoritairement extensive, sur de petites exploitations familiales, avec peu ou pas d'intrants chimiques — une agriculture qui s'inscrit naturellement dans une démarche biologique respectueuse des écosystèmes.
La récolte des graines de pérille s'effectue entre septembre et novembre, lorsque les épis floraux ont bruni et que les graines sont parfaitement matures. Le timing de la récolte est critique : trop tôt, les graines sont immatures et pauvres en huile ; trop tard, les capsules s'ouvrent spontanément et les graines tombent au sol et sont perdues — un phénomène de déhiscence que la pérille partage avec le sésame et qui représente un défi agronomique permanent pour les cultivateurs.
Après la récolte, les tiges sont séchées au soleil puis battues pour en extraire les graines. Celles-ci sont ensuite vannées, triées soigneusement et séchées à basse température pour préserver leur teneur en oméga-3 et en composés aromatiques volatils. Les oméga-3 ALA sont des acides gras polyinsaturés particulièrement sensibles à l'oxydation et à la chaleur — un séchage trop agressif ou un stockage inadéquat peut dégrader significativement leur précieuse valeur nutritionnelle.
Le saviez-vous ?
La pérille est une plante de jours courts : sa floraison est déclenchée lorsque la durée du jour descend en dessous d'un seuil critique (environ 14 heures). C'est pourquoi, sous les latitudes tempérées, elle fleurit naturellement en fin d'été, quand les jours raccourcissent. Si vous la cultivez sous éclairage artificiel continu, elle ne fleurira jamais et restera indéfiniment en phase végétative — un détail qui fascine les botanistes et qui explique pourquoi la pérille est si bien synchronisée avec le cycle des saisons en Asie.
Les graines de pérille offrent un profil aromatique complexe et fascinant, à la croisée de plusieurs univers gustatifs. Leur saveur est un mélange unique d'herbes fraîches, d'épices douces et de notes terreuses profondes qui les distingue radicalement de toutes les autres graines aromatiques — ni le sésame, ni le lin, ni le chia ne possèdent cette complexité herbacée.
| Note aromatique | Description |
|---|---|
| Note de tête | Herbacée, légèrement mentholée, fraîche — rappelant la menthe et le basilic, signature caractéristique de la famille des Lamiacées |
| Note de cœur | Anisée, rappelant le shiso et le basilic thaï, légèrement camphrée — due au périllaldéhyde, le composé aromatique dominant et signature |
| Note de fond | Noisettée (amplifiée considérablement par la torréfaction), terreuse, légèrement citronnée — une profondeur qui se révèle à la mastication |
| En bouche | Texture agréablement croquante, saveur herbacée-noisettée, persistance aromatique moyenne, finale propre et nette sans amertume résiduelle |
Crues, les graines de pérille ont une saveur herbacée et légèrement mentholée, avec des nuances délicates de basilic, de menthe fraîche et d'anis. C'est un profil subtil et discret, suffisamment doux pour être utilisé généreusement sans risque de dominer un plat. Torréfiées, elles subissent une transformation aromatique spectaculaire : les notes de noisette et de sésame grillé explosent en premier plan, tout en conservant une complexité herbacée sous-jacente qui les distingue nettement du sésame pur. C'est sous cette forme torréfiée que les Coréens les apprécient le plus — la torréfaction est quasi systématique dans la cuisine coréenne et constitue une étape que les cuisiniers considèrent comme indispensable.
Le composé aromatique dominant des graines de pérille est le périllaldéhyde, un aldéhyde monoterpénique que l'on ne trouve pratiquement dans aucune autre épice courante. C'est lui qui confère à la pérille sa signature olfactive unique — ce parfum herbacé-citronné-mentholé qu'il est absolument impossible de confondre avec une autre plante. Le périllaldéhyde est également responsable des propriétés antimicrobiennes de la pérille, ce qui explique son usage traditionnel comme accompagnement du poisson cru au Japon — un rôle sanitaire autant que gustatif.
Conseil du chef
Pour sublimer les graines de pérille, torréfiez-les à sec dans une poêle chaude pendant 2 à 3 minutes en remuant constamment, jusqu'à ce qu'elles émettent un parfum de noisette prononcé et commencent à crépiter légèrement. Écrasez-les ensuite grossièrement au mortier ou au moulin pour libérer leur arôme et leurs huiles. Cette technique, appelée deulkkae garu en coréen, est la base de dizaines de sauces et d'assaisonnements traditionnels. Attention : ne torréfiez pas à feu trop vif — les oméga-3 sont sensibles à la chaleur excessive. Un feu moyen et un temps court préservent à la fois l'arôme et les précieux bienfaits nutritionnels.
Les graines de pérille sont un ingrédient polyvalent qui s'intègre aussi bien dans les cuisines asiatiques traditionnelles que dans des préparations contemporaines et occidentales. Leur profil aromatique unique — entre noisette, herbe fraîche et anis — en fait un condiment de choix pour rehausser salades, riz, soupes, pâtisseries et bien davantage encore.
Astuce pratique
Pour préparer votre propre deulkkae garu maison (poudre de pérille coréenne), torréfiez les graines à sec dans une poêle à feu moyen pendant 2-3 minutes, puis laissez refroidir complètement. Broyez ensuite au moulin à épices par impulsions courtes — vous cherchez une poudre grossière, pas une farine. Conservez dans un petit bocal hermétique au réfrigérateur : la poudre reste fraîche et parfumée pendant 2 à 3 semaines. Saupoudrez sur les soupes, les nouilles, le riz, les salades — c'est un exhausteur de goût naturel d'une efficacité remarquable.
Les graines de pérille sont un véritable concentré de nutriments d'une densité exceptionnelle. Leur profil nutritionnel — dominé par une teneur record mondiale en oméga-3 végétaux — en fait un aliment dont les bienfaits sont documentés par une littérature scientifique de plus en plus abondante et solide.
| Composant | Teneur |
|---|---|
| Oméga-3 ALA | ~2,5 g (54 à 64 % de l'huile) |
| Protéines | ~2 g |
| Lipides totaux | ~4 g (dont majorité de polyinsaturés) |
| Fibres | ~2 g |
| Acide rosmarinique | Quantité significative (antioxydant majeur) |
| Minéraux | Fer, calcium, magnésium, zinc, potassium |
| Vitamines | E, K, niacine (B3) |
| Calories | ~50 kcal |
Précautions d'usage
Les graines de pérille sont généralement très bien tolérées par la grande majorité des personnes. Les personnes sous traitement anticoagulant doivent toutefois consulter leur médecin en raison de la forte teneur en oméga-3, qui possèdent un léger effet anticoagulant naturel. Les personnes allergiques aux plantes de la famille des Lamiacées (menthe, basilic, romarin) peuvent théoriquement présenter une sensibilité croisée, bien que les cas documentés soient rares.
La perilla (Perilla frutescens) est le nom botanique de la plante. Le shiso est le nom japonais qui designe plus specifiquement la variete crispa, cultivee principalement pour ses feuilles aromatiques. Les graines de perilla proviennent generalement de la variete frutescens, plus riche en huile et en omega-3. Les deux varietes appartiennent a la meme espece.
Les graines de perilla contiennent 54 a 64% d'ALA (omega-3) dans leur huile, une proportion comparable voire superieure au lin. Leur avantage est leur profil aromatique plus agreable et leur polyvalence culinaire. Les deux sont d'excellentes sources d'omega-3 vegetaux et peuvent se complementer dans l'alimentation.
Ce n'est pas obligatoire, mais la torrefiaction revele des aromes de noisette intenses qui subliment les preparations. Crues, elles ont un gout plus herbace et delicat. En Coree, les graines sont presque toujours torrefiees puis broyees en poudre (deulkkae garu) avant utilisation. A vous de choisir selon vos preferences et la recette.
Absolument ! Les graines de perilla, entieres ou broyees, s'integrent tres bien dans les pains, muffins, cookies et crackers. Leur gout de noisette et leurs notes herbacees apportent une originalite interessante. Elles peuvent remplacer partiellement les graines de sesame ou de pavot dans la plupart des recettes.
Non, les graines de perilla sont naturellement sans gluten. Elles conviennent parfaitement aux personnes intolérantes ou sensibles au gluten.
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